Arrêté préfectoral PACA de lutte obligatoire contre le charançon rouge du palmier
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- Publication : jeudi 22 janvier 2026 21:46
L'arrêté préfectoral de lutte obligatoire contre le charançon rouge du palmier (CRP) a été signé par le Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur le 13 janvier 2026.
Cet arrêté est notablement différent de l'arrêté ministériel du 25 juin 2019 abrogé depuis le 1er novembre. En particulier la notion de foyer et de zones est supprimée.
Les palmiers à traiter sont regroupés en 2 catégories :
a) "les palmiers très sensibles" au CRP (palmiers des Canaries/ Phoenix Canariensis et palmiers dattiers / Phoenix dactylifera)
b) "les palmiers sous régime de protection spécifique" (tous les palmiers listés en annexe 1 de l'arrêté considérés comme importants "en raison de la valeur patrimoniale que le détenteur leur accorde)
La nouveauté importante de cet arrêté est donc la possibilité offerte à tous les propriétaires de pouvoir faire traiter leurs palmiers qu'ils considèrent comme important sur le plan patrimonial soit avec des produits de biocontrôle, soit par injection de Revive 2 sous réserve qu'ils en fassent personnellement la déclaration par courriel ou courrier au SRAL.


Communes listées en Annexe 2 : Alpes Maritimes (Beaulieu-sur-Mer, Biot, Cannes, Grasse, La Colle-sur-Loup, Le Cannet, Mougins, Opio, Roquefort-les-Pins, Saint-Jeannet, Saint-Paul-de-Vence, Théoule-sur-Mer, Tourettes-sur-Loup, Vallauris, Villeneuve-Loubet) - et Var (Bormes-les-mimosas, Fréjus, La Londe-les-Maures, Les Adrets de l’Estérel, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens, Saint- Raphaël).
La déclaration préalable, si elle est correctement utilisée, devrait donc permettre au SRAL d'avoir une meilleure connaissance de la situation réelle et de la volonté des propriétaires à faire traiter leurs palmiers par injection indépendamment de la politique suivie par leur commune.
Il est évident aussi que le SRAL pourrait intervenir s'il considérait qu'il y a un abus d'utilisation de l'injection pour en limiter l'usage. L'injection ne présente un intérêt que si une grande majorité de palmiers est traitée rapidement pour obtenir une régression significative de la population de CRP comme ARECAP (lutte collective menée par la communauté de communes Estérel Côte d'Azur Agglomération) a pu le démontrer.
Cet arrêté peut-être une occasion pour les propriétaires des communes comme Nice, Hyères, Antibes et beaucoup d'autres qui ne pouvaient pas avoir accès à l'injection de s'organiser enfin en lutte collective en se regroupant soit par petits groupes, soit par quartier, soit en association. Mais il faudra faire vite car l'efficacité d'une lutte collective dépend essentiellement du nombre de palmiers sensibles ( particulièrement les Phoenix canariensis / palmiers des Canaries) qui sont traités préventivement sur un territoire ( 75% suivant l'étude de Michel Ferry publiée en octobre 2018). C'est très probablement la dernière carte à jouer pour sauver les derniers palmiers des Canaries qui restent dans la région !
N'attendez pas pour faire vos déclarations et organisez votre campagne de traitement 2026 dès le début du printemps !
